(à venir) PETITE PLUIE - COMPAGNIE BOUCHE BEE
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Premières : entre le 29 novembre et le 17 décembre 2021, dans le cadre du temps fort « Roulez Jeunesse »

 

 

 

Production : Compagnie Bouche Bée

Coproductions (en cours) : Le Grand R – Scène Nationale de La Rochelle et Théâtre de Taverny

 

[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

 EQUIPE EN TOURNEE

  • 1 interprète : Fannie Lineros
  • 1 régisseur : Mikaël Plunian
  • (1 metteuse en scène, Anne Contensou, sur les premières dates de tournée ou si rencontres en marge des représentations)

 

 

 

RÉTRO-PLANNING

7 au 11 juin 2021 : résidence de recherche en classe avec le Grand R – Scène Nationale de La Roche-Sur-Yon

25 octobre au 20 novembre 2021 : 3 semaines de résidence au Grand R – Scène nationale de La Roche-sur-Yon

(à définir) : résidence au Théâtre Madeleine Renaud – Taverny

Premières : entre le 29 novembre et le 17 décembre 2021, dans le cadre du temps fort « Roulez Jeunesse »

 

 

 

Production : Compagnie Bouche Bée

Coproductions (en cours) : Le Grand R – Scène Nationale de La Rochelle et Théâtre de Taverny

 

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 EQUIPE EN TOURNEE

  • 1 interprète : Fannie Lineros
  • 1 régisseur : Mikaël Plunian
  • (1 metteuse en scène, Anne Contensou, sur les premières dates de tournée ou si rencontres en marge des représentations)

 

 

 

RÉTRO-PLANNING

7 au 11 juin 2021 : résidence de recherche en classe avec le Grand R – Scène Nationale de La Roche-Sur-Yon

25 octobre au 20 novembre 2021 : 3 semaines de résidence au Grand R – Scène nationale de La Roche-sur-Yon

(à définir) : résidence au Théâtre Madeleine Renaud – Taverny

Premières : entre le 29 novembre et le 17 décembre 2021, dans le cadre du temps fort « Roulez Jeunesse »

 

 

 

Production : Compagnie Bouche Bée

Coproductions (en cours) : Le Grand R – Scène Nationale de La Rochelle et Théâtre de Taverny

 

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ESPACE DE JEU, PUBLIC ET JAUGE

  • Spectacle à jouer dans l’espace classe
  • Public : enfants d’écoles primaires à partir de 8 ans
  • Jauge : un effectif de classe entière, soit 30 à 35 élèves maximum
  • Durée du spectacle : 40 à 45 mn

 

EQUIPE EN CREATION

  • 1 autrice et metteuse en scène : Anne Contensou
  • 1 interprète : Fannie Lineros
  • 1 créateur son et assistant à la mise en scène : Mikael Plunian
  • 1 scénographe : Estelle Gautier
  • 1 régisseur général, en charge de la création technique : Julien Cocquet

 

 

 EQUIPE EN TOURNEE

  • 1 interprète : Fannie Lineros
  • 1 régisseur : Mikaël Plunian
  • (1 metteuse en scène, Anne Contensou, sur les premières dates de tournée ou si rencontres en marge des représentations)

 

 

 

RÉTRO-PLANNING

7 au 11 juin 2021 : résidence de recherche en classe avec le Grand R – Scène Nationale de La Roche-Sur-Yon

25 octobre au 20 novembre 2021 : 3 semaines de résidence au Grand R – Scène nationale de La Roche-sur-Yon

(à définir) : résidence au Théâtre Madeleine Renaud – Taverny

Premières : entre le 29 novembre et le 17 décembre 2021, dans le cadre du temps fort « Roulez Jeunesse »

 

 

 

Production : Compagnie Bouche Bée

Coproductions (en cours) : Le Grand R – Scène Nationale de La Rochelle et Théâtre de Taverny

 

[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

Nos premières intuitions pour une transformation plastique de l’espace orientent aujourd’hui nos recherches vers les installations et représentations suivantes :

  • Ciels de toutes natures (cimes, canopée, voûte céleste, nuées, pluies…)
  • Verdures, feuilles, présences végétales vives et sèches
  • Cabanes, tipis, abris et constructions en tous genres
  • Totems, objets de rituels et de célébrations, plumes, fanions, drapeaux…

 

 

 

ESPACE DE JEU, PUBLIC ET JAUGE

  • Spectacle à jouer dans l’espace classe
  • Public : enfants d’écoles primaires à partir de 8 ans
  • Jauge : un effectif de classe entière, soit 30 à 35 élèves maximum
  • Durée du spectacle : 40 à 45 mn

 

EQUIPE EN CREATION

  • 1 autrice et metteuse en scène : Anne Contensou
  • 1 interprète : Fannie Lineros
  • 1 créateur son et assistant à la mise en scène : Mikael Plunian
  • 1 scénographe : Estelle Gautier
  • 1 régisseur général, en charge de la création technique : Julien Cocquet

 

 

 EQUIPE EN TOURNEE

  • 1 interprète : Fannie Lineros
  • 1 régisseur : Mikaël Plunian
  • (1 metteuse en scène, Anne Contensou, sur les premières dates de tournée ou si rencontres en marge des représentations)

 

 

 

RÉTRO-PLANNING

7 au 11 juin 2021 : résidence de recherche en classe avec le Grand R – Scène Nationale de La Roche-Sur-Yon

25 octobre au 20 novembre 2021 : 3 semaines de résidence au Grand R – Scène nationale de La Roche-sur-Yon

(à définir) : résidence au Théâtre Madeleine Renaud – Taverny

Premières : entre le 29 novembre et le 17 décembre 2021, dans le cadre du temps fort « Roulez Jeunesse »

 

 

 

Production : Compagnie Bouche Bée

Coproductions (en cours) : Le Grand R – Scène Nationale de La Rochelle et Théâtre de Taverny

 

[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

Nos premières pistes de recherche pour l’implication physique et active du public sont les suivantes :

  • Rituels de danse
  • Productions sonores et/ou chantées
  • Actions individuelles ou collectives sur l’espace classe et modification de cet espace
  • Processions, déambulations
  • (…)

 

La transformation plastique de l’espace classe 

L’expérience chamanique en elle-même appelle le glissement, voire la transformation. C’est pourquoi nous avons envie d’engager une transformation de l’espace au cours de la représentation.

La partition corps-récit de l’interprète, la voix-guide dans le casque et les actions des spectateurs contribueront ensemble à modifier l’espace classe.

Au terme de cette traversée, quelque chose aura été modifié à l’intérieur de chacun et dans l’espace qui l’entoure.

Nos premières intuitions pour une transformation plastique de l’espace orientent aujourd’hui nos recherches vers les installations et représentations suivantes :

  • Ciels de toutes natures (cimes, canopée, voûte céleste, nuées, pluies…)
  • Verdures, feuilles, présences végétales vives et sèches
  • Cabanes, tipis, abris et constructions en tous genres
  • Totems, objets de rituels et de célébrations, plumes, fanions, drapeaux…

 

 

 

ESPACE DE JEU, PUBLIC ET JAUGE

  • Spectacle à jouer dans l’espace classe
  • Public : enfants d’écoles primaires à partir de 8 ans
  • Jauge : un effectif de classe entière, soit 30 à 35 élèves maximum
  • Durée du spectacle : 40 à 45 mn

 

EQUIPE EN CREATION

  • 1 autrice et metteuse en scène : Anne Contensou
  • 1 interprète : Fannie Lineros
  • 1 créateur son et assistant à la mise en scène : Mikael Plunian
  • 1 scénographe : Estelle Gautier
  • 1 régisseur général, en charge de la création technique : Julien Cocquet

 

 

 EQUIPE EN TOURNEE

  • 1 interprète : Fannie Lineros
  • 1 régisseur : Mikaël Plunian
  • (1 metteuse en scène, Anne Contensou, sur les premières dates de tournée ou si rencontres en marge des représentations)

 

 

 

RÉTRO-PLANNING

7 au 11 juin 2021 : résidence de recherche en classe avec le Grand R – Scène Nationale de La Roche-Sur-Yon

25 octobre au 20 novembre 2021 : 3 semaines de résidence au Grand R – Scène nationale de La Roche-sur-Yon

(à définir) : résidence au Théâtre Madeleine Renaud – Taverny

Premières : entre le 29 novembre et le 17 décembre 2021, dans le cadre du temps fort « Roulez Jeunesse »

 

 

 

Production : Compagnie Bouche Bée

Coproductions (en cours) : Le Grand R – Scène Nationale de La Rochelle et Théâtre de Taverny

 

[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

En mettant la dimension sonore et musicale au centre de notre dispositif, nous aimerions inviter nos jeunes spectateurs dans un voyage sonore et dans une expérience d’écoute active :

  • Par des jeux de spatialisation du son
  • Par des jeux de brouillage du réel entre voix en direct de l’interprète et voix enregistrées
  • Par des d’indications (qui peuvent être différentes pour chacun) à se mouvoir dans l’espace

Dépaysement et envoûtement garantis !

 

La participation des spectateurs en direct 

Nous nous attacherons à créer toutes les conditions favorables à « l’écoute » en général.

En aiguisant les sens du spectateur de toutes les manières possibles, en lui demandant de fermer les yeux, d’être attentif à l’autre et d’être attentif à lui-même (à son corps, à sa respiration…), le spectacle comportera de fait une dimension méditative.

Nous souhaitons également offrir une expérience active au spectateur afin que celui-ci éprouve une liberté physique nouvelle dans sa classe. Des consignes de déplacements et de mouvements lui permettront ainsi d’occuper cet espace comme il n’a pas l’occasion de l’occuper au quotidien. Ces déplacements et postures nouvelles lui offriront d’autres points de vue et perspectives dans ce lieu qu’il pense connaitre.

Nos premières pistes de recherche pour l’implication physique et active du public sont les suivantes :

  • Rituels de danse
  • Productions sonores et/ou chantées
  • Actions individuelles ou collectives sur l’espace classe et modification de cet espace
  • Processions, déambulations
  • (…)

 

La transformation plastique de l’espace classe 

L’expérience chamanique en elle-même appelle le glissement, voire la transformation. C’est pourquoi nous avons envie d’engager une transformation de l’espace au cours de la représentation.

La partition corps-récit de l’interprète, la voix-guide dans le casque et les actions des spectateurs contribueront ensemble à modifier l’espace classe.

Au terme de cette traversée, quelque chose aura été modifié à l’intérieur de chacun et dans l’espace qui l’entoure.

Nos premières intuitions pour une transformation plastique de l’espace orientent aujourd’hui nos recherches vers les installations et représentations suivantes :

  • Ciels de toutes natures (cimes, canopée, voûte céleste, nuées, pluies…)
  • Verdures, feuilles, présences végétales vives et sèches
  • Cabanes, tipis, abris et constructions en tous genres
  • Totems, objets de rituels et de célébrations, plumes, fanions, drapeaux…

 

 

 

ESPACE DE JEU, PUBLIC ET JAUGE

  • Spectacle à jouer dans l’espace classe
  • Public : enfants d’écoles primaires à partir de 8 ans
  • Jauge : un effectif de classe entière, soit 30 à 35 élèves maximum
  • Durée du spectacle : 40 à 45 mn

 

EQUIPE EN CREATION

  • 1 autrice et metteuse en scène : Anne Contensou
  • 1 interprète : Fannie Lineros
  • 1 créateur son et assistant à la mise en scène : Mikael Plunian
  • 1 scénographe : Estelle Gautier
  • 1 régisseur général, en charge de la création technique : Julien Cocquet

 

 

 EQUIPE EN TOURNEE

  • 1 interprète : Fannie Lineros
  • 1 régisseur : Mikaël Plunian
  • (1 metteuse en scène, Anne Contensou, sur les premières dates de tournée ou si rencontres en marge des représentations)

 

 

 

RÉTRO-PLANNING

7 au 11 juin 2021 : résidence de recherche en classe avec le Grand R – Scène Nationale de La Roche-Sur-Yon

25 octobre au 20 novembre 2021 : 3 semaines de résidence au Grand R – Scène nationale de La Roche-sur-Yon

(à définir) : résidence au Théâtre Madeleine Renaud – Taverny

Premières : entre le 29 novembre et le 17 décembre 2021, dans le cadre du temps fort « Roulez Jeunesse »

 

 

 

Production : Compagnie Bouche Bée

Coproductions (en cours) : Le Grand R – Scène Nationale de La Rochelle et Théâtre de Taverny

 

[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

Comment le merveilleux s’invite dans le quotidien ?

Je décide de me laisser guider par cette question pour écrire. Mon désir est d’ouvrir une fenêtre poétique dans la classe, cet espace/temps habités par les enfants et d’ordinaire dévolu à leur apprentissage.  Représentation théâtrale autant qu’expérience physique et sensible, j’aimerais que cette proposition artistique à l’attention des enfants modifie leur perception du réel. J’aimerais appeler l’ailleurs à pénétrer leur espace du quotidien : envies de sons, de voix lointaines, de langues étranges et étrangères, de paysages dépaysants. Avec l’équipe artistique, nous avons commencé à réunir les conditions narratives et techniques qui vont permettre ce voyage immobile… et certainement mobile. »

Anne Contensou, janvie

r 2021

 

Le récit chamanique ou la fable magique 

L’écriture de la pièce est en cours mais les premières pistes de recherche – lectures glanées à l’extérieur et premiers brouillons d’écriture partagés avec l’équipe artistique – nous orientent avec passion vers l’univers du chamanisme.

Le récit pourra naître à partir d’un objet trouvé qui « apparaitra » un jour dans la classe et qui sera comme un mystère à découvrir et à déplier : un vêtement, une coiffe, un enregistrement sonore, une carte ou un journal… Quel qu’il soit, cet objet délivrera peu à peu ses origines et ses secrets.

L’idée sera de faire littéralement « entrer » le spectateur dans l’histoire de cet objet et de le déplacer dans un autre monde – celui de la nature et de la forêt, terrain propre à toutes les cultures chamaniques et propice au dépaysement pour nous, habitants de l’Occident du 21ème siècle.

Au cœur du récit, il sera question d’expérience initiatique :

A l’instar d’un chaman ou d’un sorcier, celui qui entre en transe n’habite ni son corps ni le monde de la même manière ; au terme de son expérience, celui-ci a découvert quelque chose de nouveau à l’intérieur de lui (une dimension de son être) et à l’extérieur de lui (une dimension du monde).

Ce qui est magnifique et commun à toutes les cultures chamaniques du monde (indiennes, inuit, mongoles…), c’est que le récit de la réalité se mêle toujours à celui de la fiction : la fable magique s’enroule à chaque maille de l’histoire, si bien qu’on ne sait jamais totalement distinguer le mythe de la réalité. C’est ce qui rend ces récits aussi passionnants et c’est aussi ce qui offre une porte d’entrée merveilleuse aux enfants de CE2, CM1 et CM2 qui se situent précisément à la lisière des contes et du réel dans leur regard sur le monde et dans leur apprentissage de la vie.

C’est une part de cette expérience sensible et magique que nous souhaitons narrer, mais aussi faire vivre aux jeunes spectateurs tout au long de notre spectacle.

 

La dimension sonore et musicale au centre de l’expérience 

On peut parfois s’interroger sur la manière de faire surgir le merveilleux et surprendre des spectateurs qui vivent dans un monde déjà saturé d’images toutes plus spectaculaires les unes que les autres. Étonnamment le SONORE reste un territoire toujours surprenant. Dans cet espace quotidien qu’est la salle de classe – avec les contraintes d’espace qu’il impose – le monde sonore en revanche n’a pas de limite. Et l’expérience peut commencer.

Nous étudions la possibilité de faire porter des casques aux spectateurs. La Compagnie dispose déjà de cet équipement technique et en a l’expérience. Selon la voie narrative qu’empruntera notre forme, ces casques pourraient être proposés au public dès le début de l’expérience, ou bien en cours de représentation. Une voix dans le casque pourrait ainsi accompagner/guider les spectateurs. Qui ou quelle serait cette voix ? L’écriture nous le dira… Une voix en tout cas complémentaire à celle de l’interprète en direct.

En mettant la dimension sonore et musicale au centre de notre dispositif, nous aimerions inviter nos jeunes spectateurs dans un voyage sonore et dans une expérience d’écoute active :

  • Par des jeux de spatialisation du son
  • Par des jeux de brouillage du réel entre voix en direct de l’interprète et voix enregistrées
  • Par des d’indications (qui peuvent être différentes pour chacun) à se mouvoir dans l’espace

Dépaysement et envoûtement garantis !

 

La participation des spectateurs en direct 

Nous nous attacherons à créer toutes les conditions favorables à « l’écoute » en général.

En aiguisant les sens du spectateur de toutes les manières possibles, en lui demandant de fermer les yeux, d’être attentif à l’autre et d’être attentif à lui-même (à son corps, à sa respiration…), le spectacle comportera de fait une dimension méditative.

Nous souhaitons également offrir une expérience active au spectateur afin que celui-ci éprouve une liberté physique nouvelle dans sa classe. Des consignes de déplacements et de mouvements lui permettront ainsi d’occuper cet espace comme il n’a pas l’occasion de l’occuper au quotidien. Ces déplacements et postures nouvelles lui offriront d’autres points de vue et perspectives dans ce lieu qu’il pense connaitre.

Nos premières pistes de recherche pour l’implication physique et active du public sont les suivantes :

  • Rituels de danse
  • Productions sonores et/ou chantées
  • Actions individuelles ou collectives sur l’espace classe et modification de cet espace
  • Processions, déambulations
  • (…)

 

La transformation plastique de l’espace classe 

L’expérience chamanique en elle-même appelle le glissement, voire la transformation. C’est pourquoi nous avons envie d’engager une transformation de l’espace au cours de la représentation.

La partition corps-récit de l’interprète, la voix-guide dans le casque et les actions des spectateurs contribueront ensemble à modifier l’espace classe.

Au terme de cette traversée, quelque chose aura été modifié à l’intérieur de chacun et dans l’espace qui l’entoure.

Nos premières intuitions pour une transformation plastique de l’espace orientent aujourd’hui nos recherches vers les installations et représentations suivantes :

  • Ciels de toutes natures (cimes, canopée, voûte céleste, nuées, pluies…)
  • Verdures, feuilles, présences végétales vives et sèches
  • Cabanes, tipis, abris et constructions en tous genres
  • Totems, objets de rituels et de célébrations, plumes, fanions, drapeaux…

 

 

 

ESPACE DE JEU, PUBLIC ET JAUGE

  • Spectacle à jouer dans l’espace classe
  • Public : enfants d’écoles primaires à partir de 8 ans
  • Jauge : un effectif de classe entière, soit 30 à 35 élèves maximum
  • Durée du spectacle : 40 à 45 mn

 

EQUIPE EN CREATION

  • 1 autrice et metteuse en scène : Anne Contensou
  • 1 interprète : Fannie Lineros
  • 1 créateur son et assistant à la mise en scène : Mikael Plunian
  • 1 scénographe : Estelle Gautier
  • 1 régisseur général, en charge de la création technique : Julien Cocquet

 

 

 EQUIPE EN TOURNEE

  • 1 interprète : Fannie Lineros
  • 1 régisseur : Mikaël Plunian
  • (1 metteuse en scène, Anne Contensou, sur les premières dates de tournée ou si rencontres en marge des représentations)

 

 

 

RÉTRO-PLANNING

7 au 11 juin 2021 : résidence de recherche en classe avec le Grand R – Scène Nationale de La Roche-Sur-Yon

25 octobre au 20 novembre 2021 : 3 semaines de résidence au Grand R – Scène nationale de La Roche-sur-Yon

(à définir) : résidence au Théâtre Madeleine Renaud – Taverny

Premières : entre le 29 novembre et le 17 décembre 2021, dans le cadre du temps fort « Roulez Jeunesse »

 

 

 

Production : Compagnie Bouche Bée

Coproductions (en cours) : Le Grand R – Scène Nationale de La Rochelle et Théâtre de Taverny

 

[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

« J’ai la joie d’être aujourd’hui invitée à écrire un spectacle à jouer dans les classes, pour les enfants de 8 à 11 ans. Par ces temps confinés d’immobilisme souvent forcé, je plonge dans cette nouvelle création In Situ et une petite voix me chuchote une question : 

Comment le merveilleux s’invite dans le quotidien ?

Je décide de me laisser guider par cette question pour écrire. Mon désir est d’ouvrir une fenêtre poétique dans la classe, cet espace/temps habités par les enfants et d’ordinaire dévolu à leur apprentissage.  Représentation théâtrale autant qu’expérience physique et sensible, j’aimerais que cette proposition artistique à l’attention des enfants modifie leur perception du réel. J’aimerais appeler l’ailleurs à pénétrer leur espace du quotidien : envies de sons, de voix lointaines, de langues étranges et étrangères, de paysages dépaysants. Avec l’équipe artistique, nous avons commencé à réunir les conditions narratives et techniques qui vont permettre ce voyage immobile… et certainement mobile. »

Anne Contensou, janvie

r 2021

 

Le récit chamanique ou la fable magique 

L’écriture de la pièce est en cours mais les premières pistes de recherche – lectures glanées à l’extérieur et premiers brouillons d’écriture partagés avec l’équipe artistique – nous orientent avec passion vers l’univers du chamanisme.

Le récit pourra naître à partir d’un objet trouvé qui « apparaitra » un jour dans la classe et qui sera comme un mystère à découvrir et à déplier : un vêtement, une coiffe, un enregistrement sonore, une carte ou un journal… Quel qu’il soit, cet objet délivrera peu à peu ses origines et ses secrets.

L’idée sera de faire littéralement « entrer » le spectateur dans l’histoire de cet objet et de le déplacer dans un autre monde – celui de la nature et de la forêt, terrain propre à toutes les cultures chamaniques et propice au dépaysement pour nous, habitants de l’Occident du 21ème siècle.

Au cœur du récit, il sera question d’expérience initiatique :

A l’instar d’un chaman ou d’un sorcier, celui qui entre en transe n’habite ni son corps ni le monde de la même manière ; au terme de son expérience, celui-ci a découvert quelque chose de nouveau à l’intérieur de lui (une dimension de son être) et à l’extérieur de lui (une dimension du monde).

Ce qui est magnifique et commun à toutes les cultures chamaniques du monde (indiennes, inuit, mongoles…), c’est que le récit de la réalité se mêle toujours à celui de la fiction : la fable magique s’enroule à chaque maille de l’histoire, si bien qu’on ne sait jamais totalement distinguer le mythe de la réalité. C’est ce qui rend ces récits aussi passionnants et c’est aussi ce qui offre une porte d’entrée merveilleuse aux enfants de CE2, CM1 et CM2 qui se situent précisément à la lisière des contes et du réel dans leur regard sur le monde et dans leur apprentissage de la vie.

C’est une part de cette expérience sensible et magique que nous souhaitons narrer, mais aussi faire vivre aux jeunes spectateurs tout au long de notre spectacle.

 

La dimension sonore et musicale au centre de l’expérience 

On peut parfois s’interroger sur la manière de faire surgir le merveilleux et surprendre des spectateurs qui vivent dans un monde déjà saturé d’images toutes plus spectaculaires les unes que les autres. Étonnamment le SONORE reste un territoire toujours surprenant. Dans cet espace quotidien qu’est la salle de classe – avec les contraintes d’espace qu’il impose – le monde sonore en revanche n’a pas de limite. Et l’expérience peut commencer.

Nous étudions la possibilité de faire porter des casques aux spectateurs. La Compagnie dispose déjà de cet équipement technique et en a l’expérience. Selon la voie narrative qu’empruntera notre forme, ces casques pourraient être proposés au public dès le début de l’expérience, ou bien en cours de représentation. Une voix dans le casque pourrait ainsi accompagner/guider les spectateurs. Qui ou quelle serait cette voix ? L’écriture nous le dira… Une voix en tout cas complémentaire à celle de l’interprète en direct.

En mettant la dimension sonore et musicale au centre de notre dispositif, nous aimerions inviter nos jeunes spectateurs dans un voyage sonore et dans une expérience d’écoute active :

  • Par des jeux de spatialisation du son
  • Par des jeux de brouillage du réel entre voix en direct de l’interprète et voix enregistrées
  • Par des d’indications (qui peuvent être différentes pour chacun) à se mouvoir dans l’espace

Dépaysement et envoûtement garantis !

 

La participation des spectateurs en direct 

Nous nous attacherons à créer toutes les conditions favorables à « l’écoute » en général.

En aiguisant les sens du spectateur de toutes les manières possibles, en lui demandant de fermer les yeux, d’être attentif à l’autre et d’être attentif à lui-même (à son corps, à sa respiration…), le spectacle comportera de fait une dimension méditative.

Nous souhaitons également offrir une expérience active au spectateur afin que celui-ci éprouve une liberté physique nouvelle dans sa classe. Des consignes de déplacements et de mouvements lui permettront ainsi d’occuper cet espace comme il n’a pas l’occasion de l’occuper au quotidien. Ces déplacements et postures nouvelles lui offriront d’autres points de vue et perspectives dans ce lieu qu’il pense connaitre.

Nos premières pistes de recherche pour l’implication physique et active du public sont les suivantes :

  • Rituels de danse
  • Productions sonores et/ou chantées
  • Actions individuelles ou collectives sur l’espace classe et modification de cet espace
  • Processions, déambulations
  • (…)

 

La transformation plastique de l’espace classe 

L’expérience chamanique en elle-même appelle le glissement, voire la transformation. C’est pourquoi nous avons envie d’engager une transformation de l’espace au cours de la représentation.

La partition corps-récit de l’interprète, la voix-guide dans le casque et les actions des spectateurs contribueront ensemble à modifier l’espace classe.

Au terme de cette traversée, quelque chose aura été modifié à l’intérieur de chacun et dans l’espace qui l’entoure.

Nos premières intuitions pour une transformation plastique de l’espace orientent aujourd’hui nos recherches vers les installations et représentations suivantes :

  • Ciels de toutes natures (cimes, canopée, voûte céleste, nuées, pluies…)
  • Verdures, feuilles, présences végétales vives et sèches
  • Cabanes, tipis, abris et constructions en tous genres
  • Totems, objets de rituels et de célébrations, plumes, fanions, drapeaux…

 

 

 

ESPACE DE JEU, PUBLIC ET JAUGE

  • Spectacle à jouer dans l’espace classe
  • Public : enfants d’écoles primaires à partir de 8 ans
  • Jauge : un effectif de classe entière, soit 30 à 35 élèves maximum
  • Durée du spectacle : 40 à 45 mn

 

EQUIPE EN CREATION

  • 1 autrice et metteuse en scène : Anne Contensou
  • 1 interprète : Fannie Lineros
  • 1 créateur son et assistant à la mise en scène : Mikael Plunian
  • 1 scénographe : Estelle Gautier
  • 1 régisseur général, en charge de la création technique : Julien Cocquet

 

 

 EQUIPE EN TOURNEE

  • 1 interprète : Fannie Lineros
  • 1 régisseur : Mikaël Plunian
  • (1 metteuse en scène, Anne Contensou, sur les premières dates de tournée ou si rencontres en marge des représentations)

 

 

 

RÉTRO-PLANNING

7 au 11 juin 2021 : résidence de recherche en classe avec le Grand R – Scène Nationale de La Roche-Sur-Yon

25 octobre au 20 novembre 2021 : 3 semaines de résidence au Grand R – Scène nationale de La Roche-sur-Yon

(à définir) : résidence au Théâtre Madeleine Renaud – Taverny

Premières : entre le 29 novembre et le 17 décembre 2021, dans le cadre du temps fort « Roulez Jeunesse »

 

 

 

Production : Compagnie Bouche Bée

Coproductions (en cours) : Le Grand R – Scène Nationale de La Rochelle et Théâtre de Taverny

 

[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

 

« J’ai la joie d’être aujourd’hui invitée à écrire un spectacle à jouer dans les classes, pour les enfants de 8 à 11 ans. Par ces temps confinés d’immobilisme souvent forcé, je plonge dans cette nouvelle création In Situ et une petite voix me chuchote une question : 

Comment le merveilleux s’invite dans le quotidien ?

Je décide de me laisser guider par cette question pour écrire. Mon désir est d’ouvrir une fenêtre poétique dans la classe, cet espace/temps habités par les enfants et d’ordinaire dévolu à leur apprentissage.  Représentation théâtrale autant qu’expérience physique et sensible, j’aimerais que cette proposition artistique à l’attention des enfants modifie leur perception du réel. J’aimerais appeler l’ailleurs à pénétrer leur espace du quotidien : envies de sons, de voix lointaines, de langues étranges et étrangères, de paysages dépaysants. Avec l’équipe artistique, nous avons commencé à réunir les conditions narratives et techniques qui vont permettre ce voyage immobile… et certainement mobile. »

Anne Contensou, janvie

r 2021

 

Le récit chamanique ou la fable magique 

L’écriture de la pièce est en cours mais les premières pistes de recherche – lectures glanées à l’extérieur et premiers brouillons d’écriture partagés avec l’équipe artistique – nous orientent avec passion vers l’univers du chamanisme.

Le récit pourra naître à partir d’un objet trouvé qui « apparaitra » un jour dans la classe et qui sera comme un mystère à découvrir et à déplier : un vêtement, une coiffe, un enregistrement sonore, une carte ou un journal… Quel qu’il soit, cet objet délivrera peu à peu ses origines et ses secrets.

L’idée sera de faire littéralement « entrer » le spectateur dans l’histoire de cet objet et de le déplacer dans un autre monde – celui de la nature et de la forêt, terrain propre à toutes les cultures chamaniques et propice au dépaysement pour nous, habitants de l’Occident du 21ème siècle.

Au cœur du récit, il sera question d’expérience initiatique :

A l’instar d’un chaman ou d’un sorcier, celui qui entre en transe n’habite ni son corps ni le monde de la même manière ; au terme de son expérience, celui-ci a découvert quelque chose de nouveau à l’intérieur de lui (une dimension de son être) et à l’extérieur de lui (une dimension du monde).

Ce qui est magnifique et commun à toutes les cultures chamaniques du monde (indiennes, inuit, mongoles…), c’est que le récit de la réalité se mêle toujours à celui de la fiction : la fable magique s’enroule à chaque maille de l’histoire, si bien qu’on ne sait jamais totalement distinguer le mythe de la réalité. C’est ce qui rend ces récits aussi passionnants et c’est aussi ce qui offre une porte d’entrée merveilleuse aux enfants de CE2, CM1 et CM2 qui se situent précisément à la lisière des contes et du réel dans leur regard sur le monde et dans leur apprentissage de la vie.

C’est une part de cette expérience sensible et magique que nous souhaitons narrer, mais aussi faire vivre aux jeunes spectateurs tout au long de notre spectacle.

 

La dimension sonore et musicale au centre de l’expérience 

On peut parfois s’interroger sur la manière de faire surgir le merveilleux et surprendre des spectateurs qui vivent dans un monde déjà saturé d’images toutes plus spectaculaires les unes que les autres. Étonnamment le SONORE reste un territoire toujours surprenant. Dans cet espace quotidien qu’est la salle de classe – avec les contraintes d’espace qu’il impose – le monde sonore en revanche n’a pas de limite. Et l’expérience peut commencer.

Nous étudions la possibilité de faire porter des casques aux spectateurs. La Compagnie dispose déjà de cet équipement technique et en a l’expérience. Selon la voie narrative qu’empruntera notre forme, ces casques pourraient être proposés au public dès le début de l’expérience, ou bien en cours de représentation. Une voix dans le casque pourrait ainsi accompagner/guider les spectateurs. Qui ou quelle serait cette voix ? L’écriture nous le dira… Une voix en tout cas complémentaire à celle de l’interprète en direct.

En mettant la dimension sonore et musicale au centre de notre dispositif, nous aimerions inviter nos jeunes spectateurs dans un voyage sonore et dans une expérience d’écoute active :

  • Par des jeux de spatialisation du son
  • Par des jeux de brouillage du réel entre voix en direct de l’interprète et voix enregistrées
  • Par des d’indications (qui peuvent être différentes pour chacun) à se mouvoir dans l’espace

Dépaysement et envoûtement garantis !

 

La participation des spectateurs en direct 

Nous nous attacherons à créer toutes les conditions favorables à « l’écoute » en général.

En aiguisant les sens du spectateur de toutes les manières possibles, en lui demandant de fermer les yeux, d’être attentif à l’autre et d’être attentif à lui-même (à son corps, à sa respiration…), le spectacle comportera de fait une dimension méditative.

Nous souhaitons également offrir une expérience active au spectateur afin que celui-ci éprouve une liberté physique nouvelle dans sa classe. Des consignes de déplacements et de mouvements lui permettront ainsi d’occuper cet espace comme il n’a pas l’occasion de l’occuper au quotidien. Ces déplacements et postures nouvelles lui offriront d’autres points de vue et perspectives dans ce lieu qu’il pense connaitre.

Nos premières pistes de recherche pour l’implication physique et active du public sont les suivantes :

  • Rituels de danse
  • Productions sonores et/ou chantées
  • Actions individuelles ou collectives sur l’espace classe et modification de cet espace
  • Processions, déambulations
  • (…)

 

La transformation plastique de l’espace classe 

L’expérience chamanique en elle-même appelle le glissement, voire la transformation. C’est pourquoi nous avons envie d’engager une transformation de l’espace au cours de la représentation.

La partition corps-récit de l’interprète, la voix-guide dans le casque et les actions des spectateurs contribueront ensemble à modifier l’espace classe.

Au terme de cette traversée, quelque chose aura été modifié à l’intérieur de chacun et dans l’espace qui l’entoure.

Nos premières intuitions pour une transformation plastique de l’espace orientent aujourd’hui nos recherches vers les installations et représentations suivantes :

  • Ciels de toutes natures (cimes, canopée, voûte céleste, nuées, pluies…)
  • Verdures, feuilles, présences végétales vives et sèches
  • Cabanes, tipis, abris et constructions en tous genres
  • Totems, objets de rituels et de célébrations, plumes, fanions, drapeaux…

 

 

 

ESPACE DE JEU, PUBLIC ET JAUGE

  • Spectacle à jouer dans l’espace classe
  • Public : enfants d’écoles primaires à partir de 8 ans
  • Jauge : un effectif de classe entière, soit 30 à 35 élèves maximum
  • Durée du spectacle : 40 à 45 mn

 

EQUIPE EN CREATION

  • 1 autrice et metteuse en scène : Anne Contensou
  • 1 interprète : Fannie Lineros
  • 1 créateur son et assistant à la mise en scène : Mikael Plunian
  • 1 scénographe : Estelle Gautier
  • 1 régisseur général, en charge de la création technique : Julien Cocquet

 

 

 EQUIPE EN TOURNEE

  • 1 interprète : Fannie Lineros
  • 1 régisseur : Mikaël Plunian
  • (1 metteuse en scène, Anne Contensou, sur les premières dates de tournée ou si rencontres en marge des représentations)

 

 

 

RÉTRO-PLANNING

7 au 11 juin 2021 : résidence de recherche en classe avec le Grand R – Scène Nationale de La Roche-Sur-Yon

25 octobre au 20 novembre 2021 : 3 semaines de résidence au Grand R – Scène nationale de La Roche-sur-Yon

(à définir) : résidence au Théâtre Madeleine Renaud – Taverny

Premières : entre le 29 novembre et le 17 décembre 2021, dans le cadre du temps fort « Roulez Jeunesse »

 

 

 

Production : Compagnie Bouche Bée

Coproductions (en cours) : Le Grand R – Scène Nationale de La Rochelle et Théâtre de Taverny

 

[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

 

Anne Contensou, janvier 2021

[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

 
PETITE PLUIE (titre provisoire)

 

Une pièce à jouer dans les classes, à partir de 8 ans, écrite et mise en scène par Anne Contensou,

sur une commande du Grand R – Scène Nationale de La Roche-sur-Yon

 

 

« J’ai la joie d’être aujourd’hui invitée à écrire un spectacle à jouer dans les classes, pour les enfants de 8 à 11 ans. Par ces temps confinés d’immobilisme souvent forcé, je plonge dans cette nouvelle création In Situ et une petite voix me chuchote une question : 

Comment le merveilleux s’invite dans le quotidien ?

Je décide de me laisser guider par cette question pour écrire. Mon désir est d’ouvrir une fenêtre poétique dans la classe, cet espace/temps habités par les enfants et d’ordinaire dévolu à leur apprentissage.  Représentation théâtrale autant qu’expérience physique et sensible, j’aimerais que cette proposition artistique à l’attention des enfants modifie leur perception du réel. J’aimerais appeler l’ailleurs à pénétrer leur espace du quotidien : envies de sons, de voix lointaines, de langues étranges et étrangères, de paysages dépaysants. Avec l’équipe artistique, nous avons commencé à réunir les conditions narratives et techniques qui vont permettre ce voyage immobile… et certainement mobile. »

Anne Contensou, janvie

r 2021

 

Le récit chamanique ou la fable magique 

L’écriture de la pièce est en cours mais les premières pistes de recherche – lectures glanées à l’extérieur et premiers brouillons d’écriture partagés avec l’équipe artistique – nous orientent avec passion vers l’univers du chamanisme.

Le récit pourra naître à partir d’un objet trouvé qui « apparaitra » un jour dans la classe et qui sera comme un mystère à découvrir et à déplier : un vêtement, une coiffe, un enregistrement sonore, une carte ou un journal… Quel qu’il soit, cet objet délivrera peu à peu ses origines et ses secrets.

L’idée sera de faire littéralement « entrer » le spectateur dans l’histoire de cet objet et de le déplacer dans un autre monde – celui de la nature et de la forêt, terrain propre à toutes les cultures chamaniques et propice au dépaysement pour nous, habitants de l’Occident du 21ème siècle.

Au cœur du récit, il sera question d’expérience initiatique :

A l’instar d’un chaman ou d’un sorcier, celui qui entre en transe n’habite ni son corps ni le monde de la même manière ; au terme de son expérience, celui-ci a découvert quelque chose de nouveau à l’intérieur de lui (une dimension de son être) et à l’extérieur de lui (une dimension du monde).

Ce qui est magnifique et commun à toutes les cultures chamaniques du monde (indiennes, inuit, mongoles…), c’est que le récit de la réalité se mêle toujours à celui de la fiction : la fable magique s’enroule à chaque maille de l’histoire, si bien qu’on ne sait jamais totalement distinguer le mythe de la réalité. C’est ce qui rend ces récits aussi passionnants et c’est aussi ce qui offre une porte d’entrée merveilleuse aux enfants de CE2, CM1 et CM2 qui se situent précisément à la lisière des contes et du réel dans leur regard sur le monde et dans leur apprentissage de la vie.

C’est une part de cette expérience sensible et magique que nous souhaitons narrer, mais aussi faire vivre aux jeunes spectateurs tout au long de notre spectacle.

 

La dimension sonore et musicale au centre de l’expérience 

On peut parfois s’interroger sur la manière de faire surgir le merveilleux et surprendre des spectateurs qui vivent dans un monde déjà saturé d’images toutes plus spectaculaires les unes que les autres. Étonnamment le SONORE reste un territoire toujours surprenant. Dans cet espace quotidien qu’est la salle de classe – avec les contraintes d’espace qu’il impose – le monde sonore en revanche n’a pas de limite. Et l’expérience peut commencer.

Nous étudions la possibilité de faire porter des casques aux spectateurs. La Compagnie dispose déjà de cet équipement technique et en a l’expérience. Selon la voie narrative qu’empruntera notre forme, ces casques pourraient être proposés au public dès le début de l’expérience, ou bien en cours de représentation. Une voix dans le casque pourrait ainsi accompagner/guider les spectateurs. Qui ou quelle serait cette voix ? L’écriture nous le dira… Une voix en tout cas complémentaire à celle de l’interprète en direct.

En mettant la dimension sonore et musicale au centre de notre dispositif, nous aimerions inviter nos jeunes spectateurs dans un voyage sonore et dans une expérience d’écoute active :

  • Par des jeux de spatialisation du son
  • Par des jeux de brouillage du réel entre voix en direct de l’interprète et voix enregistrées
  • Par des d’indications (qui peuvent être différentes pour chacun) à se mouvoir dans l’espace

Dépaysement et envoûtement garantis !

 

La participation des spectateurs en direct 

Nous nous attacherons à créer toutes les conditions favorables à « l’écoute » en général.

En aiguisant les sens du spectateur de toutes les manières possibles, en lui demandant de fermer les yeux, d’être attentif à l’autre et d’être attentif à lui-même (à son corps, à sa respiration…), le spectacle comportera de fait une dimension méditative.

Nous souhaitons également offrir une expérience active au spectateur afin que celui-ci éprouve une liberté physique nouvelle dans sa classe. Des consignes de déplacements et de mouvements lui permettront ainsi d’occuper cet espace comme il n’a pas l’occasion de l’occuper au quotidien. Ces déplacements et postures nouvelles lui offriront d’autres points de vue et perspectives dans ce lieu qu’il pense connaitre.

Nos premières pistes de recherche pour l’implication physique et active du public sont les suivantes :

  • Rituels de danse
  • Productions sonores et/ou chantées
  • Actions individuelles ou collectives sur l’espace classe et modification de cet espace
  • Processions, déambulations
  • (…)

 

La transformation plastique de l’espace classe 

L’expérience chamanique en elle-même appelle le glissement, voire la transformation. C’est pourquoi nous avons envie d’engager une transformation de l’espace au cours de la représentation.

La partition corps-récit de l’interprète, la voix-guide dans le casque et les actions des spectateurs contribueront ensemble à modifier l’espace classe.

Au terme de cette traversée, quelque chose aura été modifié à l’intérieur de chacun et dans l’espace qui l’entoure.

Nos premières intuitions pour une transformation plastique de l’espace orientent aujourd’hui nos recherches vers les installations et représentations suivantes :

  • Ciels de toutes natures (cimes, canopée, voûte céleste, nuées, pluies…)
  • Verdures, feuilles, présences végétales vives et sèches
  • Cabanes, tipis, abris et constructions en tous genres
  • Totems, objets de rituels et de célébrations, plumes, fanions, drapeaux…

 

 

 

ESPACE DE JEU, PUBLIC ET JAUGE

  • Spectacle à jouer dans l’espace classe
  • Public : enfants d’écoles primaires à partir de 8 ans
  • Jauge : un effectif de classe entière, soit 30 à 35 élèves maximum
  • Durée du spectacle : 40 à 45 mn

 

EQUIPE EN CREATION

  • 1 autrice et metteuse en scène : Anne Contensou
  • 1 interprète : Fannie Lineros
  • 1 créateur son et assistant à la mise en scène : Mikael Plunian
  • 1 scénographe : Estelle Gautier
  • 1 régisseur général, en charge de la création technique : Julien Cocquet

 

 

 EQUIPE EN TOURNEE

  • 1 interprète : Fannie Lineros
  • 1 régisseur : Mikaël Plunian
  • (1 metteuse en scène, Anne Contensou, sur les premières dates de tournée ou si rencontres en marge des représentations)

 

 

 

RÉTRO-PLANNING

7 au 11 juin 2021 : résidence de recherche en classe avec le Grand R – Scène Nationale de La Roche-Sur-Yon

25 octobre au 20 novembre 2021 : 3 semaines de résidence au Grand R – Scène nationale de La Roche-sur-Yon

(à définir) : résidence au Théâtre Madeleine Renaud – Taverny

Premières : entre le 29 novembre et le 17 décembre 2021, dans le cadre du temps fort « Roulez Jeunesse »

 

 

 

Production : Compagnie Bouche Bée

Coproductions (en cours) : Le Grand R – Scène Nationale de La Rochelle et Théâtre de Taverny

 

Comment le merveilleux s’invite dans le quotidien ?

Je décide de me laisser guider par cette question pour écrire. Mon désir est d’ouvrir une fenêtre poétique dans la classe, cet espace/temps habités par les enfants et d’ordinaire dévolu à leur apprentissage.  Représentation théâtrale autant qu’expérience physique et sensible, j’aimerais que cette proposition artistique à l’attention des enfants modifie leur perception du réel. J’aimerais appeler l’ailleurs à pénétrer leur espace du quotidien : envies de sons, de voix lointaines, de langues étranges et étrangères, de paysages dépaysants. Avec l’équipe artistique, nous avons commencé à réunir les conditions narratives et techniques qui vont permettre ce voyage immobile… et certainement mobile. »

 

Anne Contensou, janvier 2021

[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

 
PETITE PLUIE (titre provisoire)

 

Une pièce à jouer dans les classes, à partir de 8 ans, écrite et mise en scène par Anne Contensou,

sur une commande du Grand R – Scène Nationale de La Roche-sur-Yon

 

 

« J’ai la joie d’être aujourd’hui invitée à écrire un spectacle à jouer dans les classes, pour les enfants de 8 à 11 ans. Par ces temps confinés d’immobilisme souvent forcé, je plonge dans cette nouvelle création In Situ et une petite voix me chuchote une question : 

Comment le merveilleux s’invite dans le quotidien ?

Je décide de me laisser guider par cette question pour écrire. Mon désir est d’ouvrir une fenêtre poétique dans la classe, cet espace/temps habités par les enfants et d’ordinaire dévolu à leur apprentissage.  Représentation théâtrale autant qu’expérience physique et sensible, j’aimerais que cette proposition artistique à l’attention des enfants modifie leur perception du réel. J’aimerais appeler l’ailleurs à pénétrer leur espace du quotidien : envies de sons, de voix lointaines, de langues étranges et étrangères, de paysages dépaysants. Avec l’équipe artistique, nous avons commencé à réunir les conditions narratives et techniques qui vont permettre ce voyage immobile… et certainement mobile. »

Anne Contensou, janvie

r 2021

 

Le récit chamanique ou la fable magique 

L’écriture de la pièce est en cours mais les premières pistes de recherche – lectures glanées à l’extérieur et premiers brouillons d’écriture partagés avec l’équipe artistique – nous orientent avec passion vers l’univers du chamanisme.

Le récit pourra naître à partir d’un objet trouvé qui « apparaitra » un jour dans la classe et qui sera comme un mystère à découvrir et à déplier : un vêtement, une coiffe, un enregistrement sonore, une carte ou un journal… Quel qu’il soit, cet objet délivrera peu à peu ses origines et ses secrets.

L’idée sera de faire littéralement « entrer » le spectateur dans l’histoire de cet objet et de le déplacer dans un autre monde – celui de la nature et de la forêt, terrain propre à toutes les cultures chamaniques et propice au dépaysement pour nous, habitants de l’Occident du 21ème siècle.

Au cœur du récit, il sera question d’expérience initiatique :

A l’instar d’un chaman ou d’un sorcier, celui qui entre en transe n’habite ni son corps ni le monde de la même manière ; au terme de son expérience, celui-ci a découvert quelque chose de nouveau à l’intérieur de lui (une dimension de son être) et à l’extérieur de lui (une dimension du monde).

Ce qui est magnifique et commun à toutes les cultures chamaniques du monde (indiennes, inuit, mongoles…), c’est que le récit de la réalité se mêle toujours à celui de la fiction : la fable magique s’enroule à chaque maille de l’histoire, si bien qu’on ne sait jamais totalement distinguer le mythe de la réalité. C’est ce qui rend ces récits aussi passionnants et c’est aussi ce qui offre une porte d’entrée merveilleuse aux enfants de CE2, CM1 et CM2 qui se situent précisément à la lisière des contes et du réel dans leur regard sur le monde et dans leur apprentissage de la vie.

C’est une part de cette expérience sensible et magique que nous souhaitons narrer, mais aussi faire vivre aux jeunes spectateurs tout au long de notre spectacle.

 

La dimension sonore et musicale au centre de l’expérience 

On peut parfois s’interroger sur la manière de faire surgir le merveilleux et surprendre des spectateurs qui vivent dans un monde déjà saturé d’images toutes plus spectaculaires les unes que les autres. Étonnamment le SONORE reste un territoire toujours surprenant. Dans cet espace quotidien qu’est la salle de classe – avec les contraintes d’espace qu’il impose – le monde sonore en revanche n’a pas de limite. Et l’expérience peut commencer.

Nous étudions la possibilité de faire porter des casques aux spectateurs. La Compagnie dispose déjà de cet équipement technique et en a l’expérience. Selon la voie narrative qu’empruntera notre forme, ces casques pourraient être proposés au public dès le début de l’expérience, ou bien en cours de représentation. Une voix dans le casque pourrait ainsi accompagner/guider les spectateurs. Qui ou quelle serait cette voix ? L’écriture nous le dira… Une voix en tout cas complémentaire à celle de l’interprète en direct.

En mettant la dimension sonore et musicale au centre de notre dispositif, nous aimerions inviter nos jeunes spectateurs dans un voyage sonore et dans une expérience d’écoute active :

  • Par des jeux de spatialisation du son
  • Par des jeux de brouillage du réel entre voix en direct de l’interprète et voix enregistrées
  • Par des d’indications (qui peuvent être différentes pour chacun) à se mouvoir dans l’espace

Dépaysement et envoûtement garantis !

 

La participation des spectateurs en direct 

Nous nous attacherons à créer toutes les conditions favorables à « l’écoute » en général.

En aiguisant les sens du spectateur de toutes les manières possibles, en lui demandant de fermer les yeux, d’être attentif à l’autre et d’être attentif à lui-même (à son corps, à sa respiration…), le spectacle comportera de fait une dimension méditative.

Nous souhaitons également offrir une expérience active au spectateur afin que celui-ci éprouve une liberté physique nouvelle dans sa classe. Des consignes de déplacements et de mouvements lui permettront ainsi d’occuper cet espace comme il n’a pas l’occasion de l’occuper au quotidien. Ces déplacements et postures nouvelles lui offriront d’autres points de vue et perspectives dans ce lieu qu’il pense connaitre.

Nos premières pistes de recherche pour l’implication physique et active du public sont les suivantes :

  • Rituels de danse
  • Productions sonores et/ou chantées
  • Actions individuelles ou collectives sur l’espace classe et modification de cet espace
  • Processions, déambulations
  • (…)

 

La transformation plastique de l’espace classe 

L’expérience chamanique en elle-même appelle le glissement, voire la transformation. C’est pourquoi nous avons envie d’engager une transformation de l’espace au cours de la représentation.

La partition corps-récit de l’interprète, la voix-guide dans le casque et les actions des spectateurs contribueront ensemble à modifier l’espace classe.

Au terme de cette traversée, quelque chose aura été modifié à l’intérieur de chacun et dans l’espace qui l’entoure.

Nos premières intuitions pour une transformation plastique de l’espace orientent aujourd’hui nos recherches vers les installations et représentations suivantes :

  • Ciels de toutes natures (cimes, canopée, voûte céleste, nuées, pluies…)
  • Verdures, feuilles, présences végétales vives et sèches
  • Cabanes, tipis, abris et constructions en tous genres
  • Totems, objets de rituels et de célébrations, plumes, fanions, drapeaux…

 

 

 

ESPACE DE JEU, PUBLIC ET JAUGE

  • Spectacle à jouer dans l’espace classe
  • Public : enfants d’écoles primaires à partir de 8 ans
  • Jauge : un effectif de classe entière, soit 30 à 35 élèves maximum
  • Durée du spectacle : 40 à 45 mn

 

EQUIPE EN CREATION

  • 1 autrice et metteuse en scène : Anne Contensou
  • 1 interprète : Fannie Lineros
  • 1 créateur son et assistant à la mise en scène : Mikael Plunian
  • 1 scénographe : Estelle Gautier
  • 1 régisseur général, en charge de la création technique : Julien Cocquet

 

 

 EQUIPE EN TOURNEE

  • 1 interprète : Fannie Lineros
  • 1 régisseur : Mikaël Plunian
  • (1 metteuse en scène, Anne Contensou, sur les premières dates de tournée ou si rencontres en marge des représentations)

 

 

 

RÉTRO-PLANNING

7 au 11 juin 2021 : résidence de recherche en classe avec le Grand R – Scène Nationale de La Roche-Sur-Yon

25 octobre au 20 novembre 2021 : 3 semaines de résidence au Grand R – Scène nationale de La Roche-sur-Yon

(à définir) : résidence au Théâtre Madeleine Renaud – Taverny

Premières : entre le 29 novembre et le 17 décembre 2021, dans le cadre du temps fort « Roulez Jeunesse »

 

 

 

Production : Compagnie Bouche Bée

Coproductions (en cours) : Le Grand R – Scène Nationale de La Rochelle et Théâtre de Taverny

 

PETITE PLUIE

Une pièce à jouer dans les classes, à partir de 8 ans, écrite et mise en scène par Anne Contensou,

sur une commande du Grand R – Scène Nationale de La Roche-sur-Yon

Premières : entre le 29 novembre et le 17 décembre 2021, dans le cadre du temps fort « Roulez Jeunesse »

« J’ai la joie d’être aujourd’hui invitée à écrire un spectacle à jouer dans les classes, pour les enfants de 8 à 11 ans. Par ces temps confinés d’immobilisme souvent forcé, je plonge dans cette nouvelle création In Situ et une petite voix me chuchote une question :

Comment le merveilleux s’invite dans le quotidien ?

Je décide de me laisser guider par cette question pour écrire. Mon désir est d’ouvrir une fenêtre poétique dans la classe, cet espace/temps habités par les enfants et d’ordinaire dévolu à leur apprentissage.  Représentation théâtrale autant qu’expérience physique et sensible, j’aimerais que cette proposition artistique à l’attention des enfants modifie leur perception du réel. J’aimerais appeler l’ailleurs à pénétrer leur espace du quotidien : envies de sons, de voix lointaines, de langues étranges et étrangères, de paysages dépaysants. Avec l’équipe artistique, nous avons commencé à réunir les conditions narratives et techniques qui vont permettre ce voyage immobile… et certainement mobile. »

 

Anne Contensou, janvier 2021

 
PETITE PLUIE (titre provisoire)

 

Une pièce à jouer dans les classes, à partir de 8 ans, écrite et mise en scène par Anne Contensou,

sur une commande du Grand R – Scène Nationale de La Roche-sur-Yon

 

 

« J’ai la joie d’être aujourd’hui invitée à écrire un spectacle à jouer dans les classes, pour les enfants de 8 à 11 ans. Par ces temps confinés d’immobilisme souvent forcé, je plonge dans cette nouvelle création In Situ et une petite voix me chuchote une question : 

Comment le merveilleux s’invite dans le quotidien ?

Je décide de me laisser guider par cette question pour écrire. Mon désir est d’ouvrir une fenêtre poétique dans la classe, cet espace/temps habités par les enfants et d’ordinaire dévolu à leur apprentissage.  Représentation théâtrale autant qu’expérience physique et sensible, j’aimerais que cette proposition artistique à l’attention des enfants modifie leur perception du réel. J’aimerais appeler l’ailleurs à pénétrer leur espace du quotidien : envies de sons, de voix lointaines, de langues étranges et étrangères, de paysages dépaysants. Avec l’équipe artistique, nous avons commencé à réunir les conditions narratives et techniques qui vont permettre ce voyage immobile… et certainement mobile. »

Anne Contensou, janvie

r 2021

 

Le récit chamanique ou la fable magique 

L’écriture de la pièce est en cours mais les premières pistes de recherche – lectures glanées à l’extérieur et premiers brouillons d’écriture partagés avec l’équipe artistique – nous orientent avec passion vers l’univers du chamanisme.

Le récit pourra naître à partir d’un objet trouvé qui « apparaitra » un jour dans la classe et qui sera comme un mystère à découvrir et à déplier : un vêtement, une coiffe, un enregistrement sonore, une carte ou un journal… Quel qu’il soit, cet objet délivrera peu à peu ses origines et ses secrets.

L’idée sera de faire littéralement « entrer » le spectateur dans l’histoire de cet objet et de le déplacer dans un autre monde – celui de la nature et de la forêt, terrain propre à toutes les cultures chamaniques et propice au dépaysement pour nous, habitants de l’Occident du 21ème siècle.

Au cœur du récit, il sera question d’expérience initiatique :

A l’instar d’un chaman ou d’un sorcier, celui qui entre en transe n’habite ni son corps ni le monde de la même manière ; au terme de son expérience, celui-ci a découvert quelque chose de nouveau à l’intérieur de lui (une dimension de son être) et à l’extérieur de lui (une dimension du monde).

Ce qui est magnifique et commun à toutes les cultures chamaniques du monde (indiennes, inuit, mongoles…), c’est que le récit de la réalité se mêle toujours à celui de la fiction : la fable magique s’enroule à chaque maille de l’histoire, si bien qu’on ne sait jamais totalement distinguer le mythe de la réalité. C’est ce qui rend ces récits aussi passionnants et c’est aussi ce qui offre une porte d’entrée merveilleuse aux enfants de CE2, CM1 et CM2 qui se situent précisément à la lisière des contes et du réel dans leur regard sur le monde et dans leur apprentissage de la vie.

C’est une part de cette expérience sensible et magique que nous souhaitons narrer, mais aussi faire vivre aux jeunes spectateurs tout au long de notre spectacle.

 

La dimension sonore et musicale au centre de l’expérience 

On peut parfois s’interroger sur la manière de faire surgir le merveilleux et surprendre des spectateurs qui vivent dans un monde déjà saturé d’images toutes plus spectaculaires les unes que les autres. Étonnamment le SONORE reste un territoire toujours surprenant. Dans cet espace quotidien qu’est la salle de classe – avec les contraintes d’espace qu’il impose – le monde sonore en revanche n’a pas de limite. Et l’expérience peut commencer.

Nous étudions la possibilité de faire porter des casques aux spectateurs. La Compagnie dispose déjà de cet équipement technique et en a l’expérience. Selon la voie narrative qu’empruntera notre forme, ces casques pourraient être proposés au public dès le début de l’expérience, ou bien en cours de représentation. Une voix dans le casque pourrait ainsi accompagner/guider les spectateurs. Qui ou quelle serait cette voix ? L’écriture nous le dira… Une voix en tout cas complémentaire à celle de l’interprète en direct.

En mettant la dimension sonore et musicale au centre de notre dispositif, nous aimerions inviter nos jeunes spectateurs dans un voyage sonore et dans une expérience d’écoute active :

  • Par des jeux de spatialisation du son
  • Par des jeux de brouillage du réel entre voix en direct de l’interprète et voix enregistrées
  • Par des d’indications (qui peuvent être différentes pour chacun) à se mouvoir dans l’espace

Dépaysement et envoûtement garantis !

 

La participation des spectateurs en direct 

Nous nous attacherons à créer toutes les conditions favorables à « l’écoute » en général.

En aiguisant les sens du spectateur de toutes les manières possibles, en lui demandant de fermer les yeux, d’être attentif à l’autre et d’être attentif à lui-même (à son corps, à sa respiration…), le spectacle comportera de fait une dimension méditative.

Nous souhaitons également offrir une expérience active au spectateur afin que celui-ci éprouve une liberté physique nouvelle dans sa classe. Des consignes de déplacements et de mouvements lui permettront ainsi d’occuper cet espace comme il n’a pas l’occasion de l’occuper au quotidien. Ces déplacements et postures nouvelles lui offriront d’autres points de vue et perspectives dans ce lieu qu’il pense connaitre.

Nos premières pistes de recherche pour l’implication physique et active du public sont les suivantes :

  • Rituels de danse
  • Productions sonores et/ou chantées
  • Actions individuelles ou collectives sur l’espace classe et modification de cet espace
  • Processions, déambulations
  • (…)

 

La transformation plastique de l’espace classe 

L’expérience chamanique en elle-même appelle le glissement, voire la transformation. C’est pourquoi nous avons envie d’engager une transformation de l’espace au cours de la représentation.

La partition corps-récit de l’interprète, la voix-guide dans le casque et les actions des spectateurs contribueront ensemble à modifier l’espace classe.

Au terme de cette traversée, quelque chose aura été modifié à l’intérieur de chacun et dans l’espace qui l’entoure.

Nos premières intuitions pour une transformation plastique de l’espace orientent aujourd’hui nos recherches vers les installations et représentations suivantes :

  • Ciels de toutes natures (cimes, canopée, voûte céleste, nuées, pluies…)
  • Verdures, feuilles, présences végétales vives et sèches
  • Cabanes, tipis, abris et constructions en tous genres
  • Totems, objets de rituels et de célébrations, plumes, fanions, drapeaux…

 

 

 

ESPACE DE JEU, PUBLIC ET JAUGE

  • Spectacle à jouer dans l’espace classe
  • Public : enfants d’écoles primaires à partir de 8 ans
  • Jauge : un effectif de classe entière, soit 30 à 35 élèves maximum
  • Durée du spectacle : 40 à 45 mn

 

EQUIPE EN CREATION

  • 1 autrice et metteuse en scène : Anne Contensou
  • 1 interprète : Fannie Lineros
  • 1 créateur son et assistant à la mise en scène : Mikael Plunian
  • 1 scénographe : Estelle Gautier
  • 1 régisseur général, en charge de la création technique : Julien Cocquet

 

 

 EQUIPE EN TOURNEE

  • 1 interprète : Fannie Lineros
  • 1 régisseur : Mikaël Plunian
  • (1 metteuse en scène, Anne Contensou, sur les premières dates de tournée ou si rencontres en marge des représentations)

 

 

 

RÉTRO-PLANNING

7 au 11 juin 2021 : résidence de recherche en classe avec le Grand R – Scène Nationale de La Roche-Sur-Yon

25 octobre au 20 novembre 2021 : 3 semaines de résidence au Grand R – Scène nationale de La Roche-sur-Yon

(à définir) : résidence au Théâtre Madeleine Renaud – Taverny

Premières : entre le 29 novembre et le 17 décembre 2021, dans le cadre du temps fort « Roulez Jeunesse »

 

 

 

Production : Compagnie Bouche Bée

Coproductions (en cours) : Le Grand R – Scène Nationale de La Rochelle et Théâtre de Taverny